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Shibari entre femmes : Lalhow attache Haruka

Lalhow et Haruka: une rencontre singulière à Tokyo

En septembre 2026, lors de mon séjour au Japon, à Tokyo, j’ai rencontré la jolie Haruka. Une rencontre qui allait prendre une place particulière dans mon voyage, au fil de plusieurs sessions de shibari, deux moments différents, et de façons de nous découvrir à travers les cordes.

Une première rencontre dans une maison traditionnelle japonaise

Pour notre première session, nous nous retrouvons dans une jolie maison traditionnelle japonaise. L’atmosphère est douce, le lieu possède ce charme particulier qui invite à ralentir et à profiter de l’instant.

Cette fois-là, c’est Dirty Von P qui nous attache toutes les deux. Haruka et moi partageons cette expérience, chacune dans nos cordes, chacune dans nos sensations, ensemble dans un lâcher prise. C’est une première approche, une manière de nous découvrir sans avoir besoin de tout expliquer avec des mots.

Quelques jours plus tard, après avoir commencé à nous apprivoiser l’une l’autre, je retrouve Haruka. Mais cette fois, les rôles changent : c’est moi qui prends les cordes.

Lalhow et Haruka : le shibari dans l’ombre et la lumière

Pour cette deuxième session, nous nous retrouvons dans un donjon (très) SM à Tokyo. Nous imaginons ensemble une belle lumière, et je décide de placer Haruka au centre de celle-ci.

Elle est là, éclairée, offerte au regard, offerte juste pour moi. Moi, je reste dans l’ombre. Je tourne autour d’elle, j’observe son corps et je cherche la manière dont mes cordes vont venir souligner sa présence. Peu à peu, cette opposition entre la lumière et l’obscurité devient le cœur de notre mise en scène.

Je me déplace autour d’Haruka. Mes cordes la contraignent, la maintiennent et dessinent les lignes de son corps. Chaque geste trouve sa place. Je prends le temps de faire circuler les cordes avec fluidité, de construire la structure, de sentir le rythme de la session.

J’aime cette façon de créer une image sans avoir besoin d’être moi-même au centre.

Haruka occupe la lumière, tandis que je reste dans l’ombre, en mouvement autour d’elle.

Elle devient le point d’ancrage de toute la scène.

Une session de shibari entre contrôle et lâcher-prise

Dans ces moments-là, le shibari prend une dimension qui dépasse largement la technique. Bien sûr, je suis attentive à chaque corde, à son placement, à sa fluidité. Je dois rester présente, concentrée, attentive à Haruka et à ce qui se passe entre nous.

Mais en même temps, quelque chose d’autre se construit. Haruka s’abandonne à l’expérience et me laisse guider la session. Elle accepte de me confier, pour un temps, une part de son contrôle. De mon côté, je prends cette responsabilité au sérieux : je conduis le mouvement, je maintiens son corps et je veille à ce que notre échange reste juste pour toutes les deux.

J’aime cette place que j’occupe alors. Être celle qui attache, qui décide du prochain mouvement, qui construit la forme et accompagne l’autre dans son lâcher-prise. Je suis pleinement dans le moment présent, attentive à ce que je fais, mais aussi à Haruka, à ses réactions et à notre connexion.

Un instant suspendu, rien qu’à nous

Je suis fière de ce moment. Fière de ce que nous avons réussi à créer ensemble, de cette image, de cette lumière, mais surtout de ce qui se joue derrière elle.

Haruka est au centre, dans son monde, tandis que j’évolue autour d’elle. Je tiens les cordes, je construis la contrainte et je veille à chaque détail. Elle me laisse conduire son expérience ; je lui offre un espace dans lequel elle peut se laisser porter.

Le temps semble alors ralentir. Il y a les cordes, les gestes, les ombres, la lumière et cette présence réciproque qui nous relie. Pendant quelques instants, le reste du monde disparaît.

C’est aussi pour cela que j’aime tant le shibari : pour cette capacité à créer un espace à part, un entre-deux qui n’appartient qu’aux personnes qui le partagent. Un moment où l’on se rencontre autrement, où le corps devient un langage et où la confiance permet d’explorer une relation singulière.

À Tokyo, avec Haruka, j’ai vécu l’un de ces moments que j’aime garder en mémoire. Une rencontre entre deux femmes, deux expériences et deux présences, reliées par les cordes. Un instant suspendu, rien qu’à elle et moi.

Lalhow : explorer le shibari au féminin

À travers mes sessions de shibari, j’aime explorer les relations qui se construisent autour des cordes : le contrôle, le lâcher-prise, la contrainte, la confiance et la création d’images. Chaque rencontre est différente, parce que chaque personne apporte son énergie, ses envies et sa manière d’habiter son corps.

Cette session avec Haruka à Tokyo en est une belle illustration. Une expérience dans laquelle la technique se mêle à la sensibilité, et où la mise en scène devient une façon de raconter ce qui se passe entre nous.

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